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Réintégration à l’Assemblée nationale : Ousmane Sonko dénonce un « complot politique » et défie l’opposition

Ousmane Sonko a réagi à la saisine du Conseil constitutionnel visant à contester sa réintégration à l’Assemblée nationale. Le leader de Pastef dénonce un complot politique et promet de défendre son mandat par tous les moyens légaux.
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La tension politique monte d’un cran au Sénégal. Ousmane Sonko a vivement réagi, mardi 2 juin 2026, à la saisine du Conseil constitutionnel par des députés de l’opposition et des non-inscrits contestant sa réintégration à l’Assemblée nationale.

Le président de Pastef estime que cette initiative relève davantage d’une manœuvre politique que d’une démarche juridique. Selon lui, les auteurs du recours savent pertinemment que la question soulevée ne relève pas de la compétence du Conseil constitutionnel.

« Ils sont dans les manigances et les complots. La saisine du Conseil constitutionnel découle de cette logique. Ceux qui ont introduit ce recours savaient parfaitement que cette question ne relève pas de la compétence du Conseil constitutionnel », a déclaré l’ancien Premier ministre.

Ousmane Sonko a également mis en garde contre toute instrumentalisation des institutions de la République à des fins politiques. Il a averti que son camp utiliserait tous les moyens légaux prévus par la Constitution pour faire face à ce qu’il considère comme une offensive politique menée contre lui.

À l’origine de cette nouvelle bataille institutionnelle, un communiqué publié le 1er juin 2026 par des députés de l’opposition et des non-inscrits. Ces derniers demandent au Conseil constitutionnel d’annuler la décision du Bureau de l’Assemblée nationale du 24 mai 2026 réintégrant Ousmane Sonko dans ses fonctions de député.

Les requérants s’appuient notamment sur l’article 54 de la Constitution relatif aux incompatibilités. Selon leur interprétation, Sonko se serait trouvé en situation d’incompatibilité entre ses fonctions gouvernementales et son mandat parlementaire dès son élection en 2024.

Cette affaire intervient dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions. Depuis son départ du gouvernement le 25 mai dernier et ses révélations sur le « protocole de Cap Manuel », les affrontements entre le leader de Pastef et ses adversaires se multiplient sur les plans politique, médiatique et institutionnel.

Le Conseil constitutionnel devra désormais déterminer s’il est compétent pour examiner cette requête avant de se prononcer sur le fond du dossier. En attendant, Ousmane Sonko réaffirme sa volonté de défendre son mandat de député par toutes les voies légales prévues par la Constitution.

 

Seydou Diallo

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La Rédaction