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LOI SUR LES ACTES CONTRE NATURE & DAARAS : LA LIGUE DES IMAMS SALUE UN TOURNANT HISTORIQUE AU SÉNÉGAL

Le Sénégal affirme son choix : rester fidèle à ses valeurs, défendre son identité et reconstruire son système éducatif sur des bases enracinées dans sa culture et sa foi.
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Dans une déclaration forte rendue publique à Dakar ce 1er avril 2026, la Ligue des Imams et Prédicateurs du Sénégal a salué avec vigueur l’adoption de la loi n°2026-08 renforçant la répression des actes dits « contre nature », ainsi que la tenue des assises nationales des daaras. Une double décision que l’organisation religieuse qualifie d’« historique », marquant un retour affirmé aux valeurs spirituelles et culturelles du pays.

Une loi jugée conforme aux valeurs religieuses et sociétales
Louange à Allah, Seigneur des mondes, qui ordonne la vertu et interdit le mal. C’est par cette invocation solennelle que la Ligue des Imams et Prédicateurs du Sénégal a entamé sa déclaration, saluant une réforme majeure du dispositif pénal sénégalais.

Avec la promulgation de la loi n°2026-08 du 27 mars 2026, modifiant l’article 319 du Code pénal, les autorités sénégalaises ont procédé à un durcissement significatif des sanctions visant les actes qualifiés de « contre nature ». Pour la Ligue, cette décision constitue un acte de souveraineté assumé, dans un contexte international marqué, selon elle, par des pressions visant à normaliser des pratiques contraires aux valeurs islamiques et africaines.
L’organisation religieuse estime que le Sénégal « refuse de choisir entre son identité et des financements extérieurs », et réaffirme son attachement à une éthique sociale fondée sur la foi, la pudeur et la dignité.

Daaras : vers la fin d’une marginalisation historique
Parallèlement à cette réforme législative, la Ligue des Imams a salué la remise officielle du rapport des assises nationales des daaras au chef de l’État, à l’occasion de la Journée nationale dédiée à ces écoles coraniques.
Cette initiative est perçue comme une réparation historique. Pendant des décennies, les daaras ont été marginalisés dans le système éducatif sénégalais, relégués au second plan malgré leur rôle central dans la formation spirituelle et morale des jeunes.

Aujourd’hui, la volonté affichée des autorités d’intégrer pleinement les daaras dans un système éducatif inclusif est saluée comme un tournant décisif. La Ligue évoque ainsi une réconciliation entre l’école moderne et l’enseignement coranique, au bénéfice d’une éducation respectueuse des valeurs culturelles et religieuses du pays.

Un double signal fort : identité et avenir
Pour la Ligue, ces deux décisions prises en l’espace de quelques jours traduisent une vision cohérente : celle d’un État qui protège son identité tout en investissant dans sa jeunesse.

Elle appelle ainsi les Sénégalais, toutes confessions confondues, à soutenir ces orientations et à renforcer la résilience nationale face aux pressions extérieures. L’accent est également mis sur la nécessité de promouvoir une gouvernance éthique et de lutter contre le gaspillage des ressources publiques.

Appel à l’Afrique et à la Ummah islamique
Dans sa déclaration, la Ligue des Imams lance un appel aux pays africains à soutenir cette dynamique sénégalaise, qu’elle considère comme un exemple de défense des valeurs endogènes face aux influences extérieures.

Elle invite également les pays de la Ummah islamique à renforcer leur coopération pour préserver les fondements religieux, estimant que les valeurs islamiques font face à des menaces croissantes à l’échelle mondiale.

Une prière pour le Sénégal
La déclaration se conclut par une prière adressée à Allah, implorant Sa protection sur le Sénégal, la guidance des dirigeants et la préservation de la jeunesse contre les dérives.
« Dis : la vérité est venue et l’erreur a disparu, car l’erreur est destinée à disparaître. »

Fait à Dakar, le mercredi 1er avril 2026

Assane DIOP

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La Rédaction