Du 5 au 7 mai s’est tenue à Dakar la quatrième édition du Forum international sur l’environnement, organisée par l’Action Citoyenne sur le Climat (ACC). La capitale sénégalaise a ainsi accueilli cet événement d’envergure consacré aux grands enjeux environnementaux et climatiques en Afrique
Placée sous le thème : « Transition écologique, finance verte, sécurité alimentaire, pastoralisme et gouvernance climatique : quels défis pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre ? », cette rencontre met en lumière les défis majeurs auxquels la région est confrontée. Cette initiative, portée par des jeunes engagés et soucieux de l’avenir des générations futures, s’inscrit dans la dynamique mondiale de lutte pour la protection de l’environnement et contre les effets du changement climatique.
Face aux bouleversements climatiques, l’Action Citoyenne sur le Climat sensibilise les populations à l’importance d’assumer pleinement leurs responsabilités dans la préservation de l’environnement. L’objectif est de promouvoir des actions concrètes et durables pour protéger les ressources naturelles et renforcer la résilience des communautés.
Aujourd’hui, ce forum rassemble plusieurs catégories d’acteurs, notamment des jeunes, des entreprises publiques et privées, des ONG, des universitaires, des experts ainsi que des partenaires techniques et financiers.
L’Afrique, particulièrement les régions de l’Ouest et du Centre, fait face à une accumulation de crises environnementales, économiques et sociales aggravées par les changements climatiques. Dans ce contexte, la transition écologique, la finance verte, la sécurité alimentaire, le pastoralisme et la gouvernance climatique apparaissent comme des priorités stratégiques pour garantir un développement durable et inclusif.
Le constat demeure préoccupant : dégradation accélérée des ressources naturelles, destruction des écosystèmes, perte de biodiversité et menaces sur les moyens de subsistance des populations, notamment dans les zones rurales et transfrontalières. Le pastoralisme, qui constitue un pilier économique et culturel dans plusieurs pays sahéliens, subit fortement les conséquences de la vulnérabilité climatique, de la raréfaction des ressources naturelles et des tensions foncières.
Confrontés à un déficit important de financements climatiques, les pays africains sont appelés à explorer de nouvelles opportunités telles que la finance verte, les marchés carbone et les partenariats public-privé. Les participants ont ainsi insisté sur la nécessité de repenser les politiques de développement autour d’une transition écologique juste, d’un accès équitable aux financements verts, d’une résilience renforcée des systèmes alimentaires et pastoraux ainsi que d’une gouvernance climatique participative et intégrée.
Adja Djité


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