COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Face au forcing constitutionnel : Le Réseau des Cadres appelle à la résistance démocratique.
Le Réseau des Cadres du Mouvement SÉNÉGAL BI NU BOKK-France condamne avec la plus grande fermeté le projet de révision constitutionnelle unilatéral engagé par la majorité parlementaire de PASTEF à l’Assemblée nationale.
En tentant de modifier la Loi fondamentale au gré d’une majorité mécanique, sans concertation nationale ni recherche de consensus, le pouvoir en place fragilise délibérément les équilibres institutionnels de notre République. Une telle démarche s’apparente à un coup de force réglementaire qui met en péril nos acquis démocratiques.
Le silence assourdissant du Président de la République
La Constitution n’est ni un instrument de circonstance, ni un outil de gouvernance au service d’un parti. Elle est le socle de notre pacte républicain.
Nous dénonçons le silence assourdissant du Président de la République. En tant que gardien de la Constitution, son absence de prise de position officielle face à une réforme d’une telle gravité est incompréhensible. Ce déficit de transparence nourrit les suspicions, aggrave la défiance et accentue les tensions dans un pays qui a besoin de stabilité.
Une légitimité arithmétique ne remplace pas la souveraineté populaire
Le Réseau des Cadres rejette catégoriquement la tentative de substituer une majorité parlementaire de circonstance à la volonté réelle du peuple sénégalais. Aucune victoire électorale, aussi large soit-elle, ne donne droit à un chèque en blanc pour remodeler unilatéralement les fondements de la Nation.
Nous réaffirmons avec force une règle d’or républicaine : toute réforme constitutionnelle majeure doit impérativement être soumise au peuple souverain par voie référendaire. Le destin institutionnel du Sénégal ne se décidera pas à huis clos dans l’hémicycle.
Appel à la mobilisation générale des forces vives
Face à ce péril démocratique, nous appelons à une mobilisation citoyenne sans délai de toutes les forces vives de la Nation.
L’histoire regarde les choix qui se font aujourd’hui. Aucun pouvoir, aussi puissant soit-il, ne peut durablement s’opposer à la volonté du peuple.
La Constitution appartient au peuple. La souveraineté ne se confisque pas, elle s’exerce. Le Sénégal exige et mérite une démocratie forte, transparente et respectueuse de ses citoyens.
Paris, le 28 juin 2026
Réseau des Cadres du Mouvement SÉNÉGAL BI NU BOKK France


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