Dans une déclaration publiée sur sa page Facebook, le Premier ministre Ousmane Sonko a tenu à rappeler aux Sénégalais que l’élection de Bassirou Diomaye Faye à la présidence de la République ne pouvait, à elle seule, transformer instantanément l’appareil d’État. Selon lui, la mise en place d’un nouveau modèle de gouvernance est un processus long et complexe, confronté à des résistances profondes et structurelles.
« Ce n’est pas parce qu’on a élu Bassirou Diomaye Faye le 24 mars 2024 que tout allait changer du jour au lendemain. Le changement systémique est très difficile. Les mêmes fonctionnaires sont toujours là, la même justice est toujours présente, avec ses bons et ses mauvais côtés », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre a insisté sur le fait que chaque jour représente un véritable combat pour faire bouger les lignes, tant les pratiques anciennes et les lourdeurs administratives restent ancrées dans le système hérité de plusieurs décennies.
Évoquant par ailleurs les affaires judiciaires le concernant, Ousmane Sonko a souligné avoir lui-même sollicité l’intervention des autorités compétentes. « Concernant la Cour suprême, j’ai moi-même écrit au ministre de la Justice le 5 mars pour dire que, quel que soit le dossier me concernant, la justice devait faire son travail », a-t-il précisé. Il a également salué l’existence, au sein de la magistrature, d’hommes et de femmes intègres qui honorent leur serment, tout en déplorant que certains magistrats puissent se laisser instrumentaliser par des intérêts politiques.
Face aux attentes fortes et parfois impatientes des citoyens, le Premier ministre a enfin appelé à la lucidité, à la persévérance et à la mobilisation collective pour accompagner ce changement de système, conscient que cette transformation profonde nécessitera du temps et des efforts constants.
Seydou Diallo


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