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MINISTRE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU PLAN SUR LE PROJET DE DOCUMENT DE PROGRAMMATION BUDGÉTAIRE ET ÉCONOMIQUE PLURIANNUELLE (DPBEP) 2027-2029

À l’Assemblée nationale, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, a dévoilé le DPBEP 2027-2029, qui fixe les grandes orientations budgétaires du Sénégal autour de la discipline financière, de la croissance économique et du financement des priorités nationales.
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COMMUNICATION DE MONSIEUR CHEIKH DIBA

MINISTRE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU PLAN SUR LE PROJET DE DOCUMENT DE PROGRAMMATION BUDGÉTAIRE ET ÉCONOMIQUE PLURIANNUELLE (DPBEP) 2027-2029

Juin 2026

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,

Mesdames et Messieurs les Honorables députés,

Monsieur le Ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, porte-parole du Gouvernement,

Mesdames et Messieurs,

Il me revient une fois de plus, l’honneur et le plaisir d’être devant cette auguste Assemblée, pour vous présenter le Document de Programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2027-2029, qui sert de support à cette session consacrée au Débat d’Orientation Budgétaire (DOB), conformément à l’article 51 de la loi organique n°2020-07 du 26 février 2020 relative aux lois de finances.

Vous conviendrez alors avec moi, Mesdames et Messieurs les Députés, que le DOB est un indicateur important de la marche de notre démocratie, permettant des échanges nécessaires entre le Gouvernement que je représente ici et les représentants du peuple que vous êtes, sur la situation économique et social du pays et plus spécifiquement sur les perspectives budgétaires à moyen terme.

Ainsi, le DPBEP s’inscrit dans la mise en œuvre de la vision de Monsieur le Président de la République, définie à travers l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, dont les orientations stratégiques à moyen terme sont déclinées dans la Stratégie nationale de Développement (SND-2025-2029) et le Plan de Redressement économique et social (PRES).

Ce document fixe les objectifs d’équilibre budgétaire et financier à moyen terme (2027-2029) et sert de référence à l’élaboration de la loi de finances de l’année à venir (LFI 2027) dont il définit les orientations ainsi que le niveau global des recettes attendues et des dépenses projetées, sur la base des perspectives macroéconomiques nationales et l’évolution de l’environnement économique international.

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,

Mesdames et Messieurs les Honorables députés,

Comme pour le précédent DPBEP, celui-ci également est placé sous le sceau du JUB JUBAL JUBANTI. Cette nouvelle dynamique conduite par le Chef du Gouvernement, Monsieur le Premier Ministre Ahmadou Al-Aminou LO, sera caractérisé par un mode de gestion basé sur la Transformation, l’Efficience opérationnelle et les résultats.

C’est ce même état d’esprit basé sur la recherche de l’efficience et de la cohérence, qui a conduit au regroupement du Ministère de l’Economie du Plan et de la Coopération (MEPC) et du Ministère des Finances et du Budget (MFB) en un seul département, le Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan (MEFP), dont j’ai la charge de diriger.

Permettez-moi d’ailleurs Honorables députés, de saisir l’occasion, pour remercier mes deux collègues ministres, Monsieur Bassirou SARR et Monsieur Allé Nar DIOP, en charge respectivement du Budget, et, de l’Economie du Plan et de la Coopération, pour leurs contributions précieuses à la consolidation de ce DPBEP.

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,

Mesdames et Messieurs les Honorables députés,

Le présent DPBEP (2027-2029) est élaboré dans un contexte international particulièrement instable. En effet, le déclenchement d’un nouveau conflit au Moyen-Orient à la fin du mois de février 2026 a provoqué de fortes perturbations sur les marchés des matières premières, se traduisant notamment par une hausse marquée des prix du pétrole et du gaz naturel, une résurgence des anticipations inflationnistes et un durcissement des conditions de financement à l’échelle mondiale.

En conséquence, les perspectives de croissance de l’économie mondiale ont été revues à 3,1%, contre 3,3% pour l’année 2026, et à 3,2% en 2027, nettement en-deçà de la dynamique de 3,4% observée sur 2024-2025 et de la moyenne historique de 3,7% sur 2000-2019.

En Afrique subsaharienne, les effets de la crise sont variables selon les pays, avec une croissance révisée à 4,3% en 2026, soit 0,3 point de pourcentage de moins que les prévisions d’avant-guerre.

Au Sénégal, la croissance économique est projetée à 3,2% en 2026, en baisse de 1,8 point de pourcentage par rapport à la Loi de finances initiale (LFI).

Le déficit budgétaire de 2025 a été contenu à 6,4 % du PIB, nettement en-deçà de la cible de 7,8% fixée dans la loi de finances rectificative. Il devrait s’améliorer en 2026, malgré la crise, confirmant la crédibilité de l’effort de consolidation engagé.

Pour autant, notre pays a démontré une réelle capacité d’absorption du choc, grâce à des mesures d’ajustements budgétaires engagées par le Gouvernement, qui allient maîtrise du besoin de financement, protection des groupes vulnérables, maintien des investissements publics dans les secteurs sociaux et les domaines porteurs de croissance, et poursuite de la mise en œuvre du PRES en vue d’améliorer la mobilisation des recettes fiscales et non fiscales.

Ce dogme de la rigueur budgétaire, qui est indispensable pour regagner la confiance des marchés et des bailleurs de fonds, sera maintenu afin de permettre au Sénégal, de renouer avec sa performance d’antan, et de relever les nombreux défis liés à l’investissement, aux enjeux sociaux, économiques et environnementaux.

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,

Mesdames et Messieurs les Honorables députés,

L’atteinte de la souveraineté économique prônée à l’horizon 2050 doit nécessairement passer par une forte politique de mobilisation des ressources domestiques. A ce titre, la fiscalité figure au premier rang de la stratégie, avec l’adoption d’une politique innovante et équitable en la matière, combinée à la prise de mesures d’administration fiscale efficaces et efficientes.

Il s’agit d’une part, de procéder à l’exploration rapide et efficace de potentielles niches fiscales et non fiscales en souffrance pour générer des ressources supplémentaires susceptibles de soutenir l’action publique, mais aussi, le renforcement des recettes minières et pétrolières sera également un point fort, avec la révision des conventions entamée par le Gouvernement.

D’autre part, la réadaptation et la modernisation de l’administration ainsi que les réformes en cours du Code général des Impôts et du Code des Douanes, l’amélioration du climat des affaires, la digitalisation des procédures, constituent des jalons importants pour la mobilisation des ressources nécessaires au financement du développement et à l’autonomisation des pôles territoriaux. De cet exercice, il est attendu, entre autres, une meilleure taxation des activités de l’environnement numérique mondial, une réduction des dépenses fiscales inefficaces et un renforcement de l’équité et de la solidarité fiscales.

A terme, avec le nouveau dispositif fiscal et douanier, l’Etat pourra disposer de nouvelles marges budgétaires pour faire face aux exigences actuelles, tout en instaurant un système adapté, équitable et favorable à l’investissement étranger.

Cette dynamique de transformation profonde de l’architecture fiscale et technologique, à travers la Stratégie de Recettes à Moyen Terme (SRMT), devrait nous permettre de franchir le seuil communautaire de 20% de pression fiscale sur la période considérée.

Ainsi, sur la période triennale 2027-2029, les recettes du budget général sont projetées à 18 286,0 milliards FCFA, constituées de recettes internes pour 17 654,8 milliards FCFA et des recettes externes pour 631,2 milliards FCFA.

Les recettes internes se sont inscrites sur une tendance haussière passant de 5 527,0 milliards FCFA en 2027 à 6 224,2 milliards FCFA en 2029, soit une progression annuelle moyenne de 6,1%. Cette évolution s’explique par les ressources attendues de la mise en œuvre des réformes du code général des impôts et du code des douanes ainsi que de la mise en œuvre intégrale des mesures du PRES.

Concernant les ressources externes, elles passeraient de 201,4 milliards FCFA à 220,2 milliards FCFA, soit un rythme de progression annuel de 4,6%.

Quant aux recettes issues de l’exploitation des hydrocarbures, les projections ont été revues à la lumière des récentes perturbations notées sur le marché pétrolier. Ainsi, un montant global de 703,2 milliards FCFA a été ciblé, soit 397,8 milliards FCFA en 2027, 168 milliards FCFA en 2028 et 137,4 milliards FCFA en 2029.

Les dépenses du budget général sont projetées globalement à 21 190,8 sur la période triennale composées des dépenses courantes d’un montant de 13 350,6 milliards FCFA et des dépenses d’investissement d’un montant de 7 840,2 milliards FCFA. Elles s’inscrivent sur une tendance haussière passant de 6 888,5 milliards FCFA en 2027 à 7 238,9 milliards FCFA en 2029, soit une progression annuelle moyenne de 2,5%. Cette hausse est imputable à la fois aux dépenses courantes et aux dépenses d’investissement.

Les dépenses courantes elles, se situeraient à 4 326,3 milliards FCFA en 2029 contre 4 485,7 milliards FCFA en 2027, soit une baisse de 159,4 milliards FCFA (-3,6%) sur la période.

Les intérêts sur la dette publique seraient payés à hauteur de 1 303,9 milliards FCFA en 2027 et de 1 061,4 milliards FCFA en 2029, soit une baisse de 242,5 milliards FCFA.

Les dépenses de personnel progresseraient de 116,4 milliards FCFA sur la période 2027-2029, passant de 1 587,7 milliards FCFA à 1 704,1 milliards FCFA. Cette progression prend en compte l’évolution indiciaire, l’intégration de professeurs et maîtres contractuels dans la fonction publique ainsi que les recrutements. Le ratio « masse salariale sur recettes fiscales » serait en-deçà du critère fixé par l’UEMOA à 35%. Il serait de 30,56% en 2027, 29,50% en 2028 et 29,11% en 2029.

Les acquisitions de biens et services baisseraient sur la période de 8 milliards FCFA au moins, du fait des efforts de rationalisation des dépenses de fonctionnement de l’administration centrale.

Les transferts courants y compris les subventions à différents secteurs ainsi que les transferts aux ménages, passeraient de 1 220,3 milliards FCFA en 2027 à 1 195 milliards FCFA en 2029, soit une baisse de 25,3 milliards FCFA, grâce aux efforts de rationalisation des subventions et des transferts au profit des entités du secteur parapublic.

S’agissant des dépenses d’investissement, elles passeraient de 2 402,8 milliards FCFA en 2027 à 2 912,6 milliards FCFA en 2029, soit une hausse de 509,7 milliards FCFA. Cette évolution est portée à la fois par les dépenses d’investissement sur ressources internes (460,4 milliards FCFA) et celles financées sur les ressources externes (49,3 milliards FCFA). La hausse des dépenses d’investissement est consécutive à une orientation des ressources vers les projets à fort impact économique et social et par la rationalisation des projets peu efficients.

En ce qui concerne les Comptes Spéciaux du Trésor, ils sont positionnés en équilibre sur la période 2027-2029 et sont globalement estimés à 941,9 milliards FCFA, soit 353,7 milliards FCFA en 2027, 289,9 milliards FCFA en 2028 et 298,3 milliards FCFA 2029.

Cette évolution est imputable d’une part à l’amélioration des recettes du Fonds national de Retraite et, d’autre part, à l’intégration du Fonds de Restructuration des Entreprises en difficulté.

En somme, les dépenses de fonctionnement diminueront de 159 milliards de francs CFA sur la période triennale. Cette réduction n’est pas le résultat d’une politique d’austérité qui toucherait les populations. Elle résulte d’une rationalisation et d’un meilleur ciblage des subventions, d’une rationalisation des transferts courants et d’une meilleure maitrise de la dette publique et de la masse salariale de l’État.

A l’inverse, les investissements publics progresseront de 510 milliards de francs CFA sur la même période, pour un total de dépenses en capital atteignant 7 840 milliards de francs CFA. L’État investit donc davantage, tout en dépensant moins en fonctionnement.

Nous partons d’un déficit de 6,44% du PIB en 2025, pour atteindre 4,9% en 2027, puis 3,8% en 2028, et enfin 3,0% en 2029 conformément à la norme communautaire de l’UEMOA qui fixe le plafond du déficit à 3% du PIB. Ce déficit sera justifié exclusivement par les dépenses d’investissement. En effet, sur la toute période 2027-2029, l’État dégage un solde net de gestion (recettes de fonctionnement sur dépenses de fonctionnement) moyen de 1 760 milliards FCFA pour financer ses dépenses d’investissement.

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,

Mesdames et Messieurs les Honorables députés,

La répartition du financement par axe stratégique de la SND 2025-2029 sur la période triennale donne des ressources d’un montant de 2 697,0 milliards FCFA à l’axe 2 « Capital humain de qualité et Equité sociale » ;

L’axe 1 « Economie compétitive », reçoit un montant global de 2 359,9 milliards FCFA

Pour l’axe 3 « Aménagement et Développement durable », un montant de 1 536,7 milliards FCFA sera injecté sur la période triennale ;

Enfin, l’axe 4 « Bonne Gouvernance et Engagement africain » aura un montant global de 1 246,6 milliards FCFA.

Les projections de dépenses budgétaires sur ressources internes hors dépenses de personnel sont faites en tenant compte des orientations contenues dans la Stratégie d’Urgence du Plan de Redressement économique et sociale (SUPRES).

A ce titre :

La fonction « Affaires économiques » qui regroupe les secteurs emploi, agriculture, industrie, combustibles et énergie, transports et autres affaires économiques, concentrera en moyenne, 29% des dotations budgétaires sur la période 2027-2029. L’option retenue par le Gouvernement consiste à promouvoir une économie davantage tournée vers la production, la transformation locale, l’exportation, le contenu local et la promotion du « Made in Sénégal ».

Concernant la fonction « Enseignement » qui regroupe l’enseignement élémentaire, secondaire, supérieur et la formation professionnelle, elle devrait concentrer plus de 22,3% des dépenses budgétaires sur la période considérée. Elle pourrait enregistrer une hausse de ses allocations budgétaires pour renforcer les performances du secteur dans le but de capturer le dividende démographique grâce à une jeunesse formée et employable.

Pour une plus grande efficacité du système sanitaire, les dotations budgétaires de la fonction « Santé » devraient être portées à environ 8,5% sur la période 2027-2029. En plus des efforts de l’Etat, l’appui des partenaires est attendu afin de relever davantage le plateau technique.

Pour concrétiser la vision du Gouvernement en matière de politiques d’équité territoriale et de justice sociale, la fonction « Protection sociale » représenterait environ 8,6% des allocations sur ressources internes sur la période considérée.

S’agissant des allocations budgétaires dédiées à la gestion de l’environnement et de la biodiversité, elles devraient connaître une augmentation et avoisiner les 5% sur la période considérée. Cela permettrait à l’État de respecter les engagements pris au niveau international et de mener des actions d’atténuation des effets néfastes liés au changement climatique.

Enfin, pour asseoir une paix durable, la sécurité et la stabilité sociale devraient être renforcées à travers une augmentation de l’allocation des fonctions « Défense » et « Ordre et sécurité publiques » pour respectivement 4,8% et 3,9% sur la période triennale.

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,

Mesdames et Messieurs les Honorables députés,

Sur la période du DPBEP, le besoin global de financement de l’économie est estimé à 19 689,4 milliards FCFA, soit une moyenne annuelle de 6 563,1 milliards FCFA. Ce besoin de financement est imputable principalement à l’amortissement de la dette qui représente 77,26%, à la couverture du déficit avec 14,8% du besoin, ainsi que les arriérés sur ressources intérieures. Ce financement sera couvert essentiellement par la mobilisation des emprunts projets et les autres emprunts.

Pour favoriser une mobilisation plus importante de ressources concessionnelles disponibles auprès des partenaires techniques et financiers classiques et améliorer la gestion de la dette, la stratégie retenue est fondée une gestion saine de nos finances publiques.

La modalité de financement relative aux contrats de partenariat Public-privé (PPP) est fortement encouragée dans cette stratégie. Il s’agira, pour le secteur privé, de prendre progressivement le relais de l’État qui s’est lourdement engagé ces dernières années. La création de l’Unité Nationale d’Appui aux Partenariats Publi-Privé (UNAPPP) et la mise en place des textes encadrant les contrats de PPP constituent à cet égard une opportunité dont il faudra tirer pleinement partie.

Les recettes issues de l’exploitation des hydrocarbures vont couvrir les dépenses prioritaires relevant notamment, des secteurs sociaux pour une réduction significative de la pauvreté. Il s’agit entre autres, du développement du secteur privé national, de l’économie informelle, du développement des PME/PMI, de la couverture de la campagne agricole, de l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages, des programmes de lutte contre la pauvreté et des interventions sociales de l’Etat.

Concernant la gestion des ressources extérieures, le Gouvernement compte intensifier les efforts pour améliorer considérablement le niveau d’absorption des fonds issus de la coopération économique et financière.

Ainsi, les stratégies de coopération seront orientées vers la mobilisation des financements innovants et la diversification des sources de financement. En effet, la coopération entre le Sénégal et les pays arabes ainsi que les pays asiatiques sera davantage renforcée afin d’explorer toutes les possibilités existantes.

En outre, un accent particulier sera mis sur le plaidoyer auprès des partenaires au développement pour un assouplissement des conditionnalités et une simplification des procédures de décaissement mais aussi une utilisation plus accrue de la réglementation nationale, dans tous ses aspects.

Par ailleurs, les priorités sectorielles seront recentrées et, en conséquence, proposées à la restructuration à travers plusieurs projets en cours d’exécution.

Cette nouvelle vision de la coopération va s’accompagner d’une plus grande efficacité dans le suivi de l’exécution des projets et programmes afin que les contraintes majeures notées dans leur mise en œuvre soient levées de manière pérenne et inclusive, avec une implication de toutes les parties prenantes.

Dans la perspective d’une meilleure maitrise des informations financières sur les investissements publics, le Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan a engagé, cette année, une réforme phare consistant à retracer les dépenses sur ressources extérieures dans le système d’information dédié aux finances publiques, à savoir le SYSBUDGEP. En outre, pour assurer une meilleure comptabilisation de ces dépenses, il est créé un poste de comptable assignataire des dépenses sur ressources extérieures affectées à la nouvelle Direction des Financement et de la Gestion de la Dette.

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,

Mesdames et Messieurs les Honorables députés,

Avant de finir mon exposé, je voudrais magnifier les efforts que vous avez déployés en organisant des auditions des ministres en amont de ce DOB, pour évaluer l’action du Gouvernement. Le suivi de vos travaux et l’exploitation de vos rapports d’audition ont été particulièrement utiles, pour orienter plusieurs de nos arbitrages financiers.

C’est aussi l’occasion pour moi, de saluer devant cette auguste Assemblée, les nombreux efforts que ne cessent d’entreprendre les Organisations de la Société Civile au bénéfice des citoyens, mais aussi des institutions de la République et plus particulièrement mon Département, pour qu’ensemble, nous puissions relever les défis de la participation citoyenne, la reddition des comptes, la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion des finances publiques.

Enfin, sans prétendre d’être exhaustif, permettez-moi de conclure sur une note d’espoir, celle que ce DPBEP 2027-2029 ne soit pas un simple

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La Rédaction