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TRAVAILLEZ AU LIEU DE TRAQUER : Mamoudou Ibra Kane charge l’État-Pastef.

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Le journaliste et homme politique Mamoudou Ibra Kane a vertement critiqué la gouvernance actuelle, accusant l’État dirigé par le Pastef de privilégier la traque politique au détriment des véritables urgences nationales.

 

Selon lui, la promesse de transparence et de lutte contre les biens mal acquis est devenue sélective. « L’État-Pastef est une machine à salir coumba amoul ndeye et à blanchir coumba am ndeye », lance-t-il, dénonçant une justice « à deux vitesses ». Les scandales financiers présumés comme Asergate ou Onasgate seraient soigneusement étouffés, dès lors qu’ils impliquent des proches du pouvoir.

 

Une justice sélective dénoncée

Mamoudou Ibra Kane souligne qu’il s’agit d’un « secret de polichinelle » : certains responsables auraient acquis des maisons de plusieurs centaines de millions issus, selon lui, de pratiques de corruption. « Si vous êtes si justes que vous le prétendez, ouvrez aussi des informations judiciaires contre les vôtres », avertit-il, assurant que tôt ou tard, la justice passera.

 

Les vraies urgences ignorées

Au-delà de la question judiciaire, le président du mouvement Geum Sa Bopp fustige une gestion jugée déconnectée des priorités populaires : vie chère, chômage, fermeture d’entreprises, pertes d’emplois, pression fiscale, inondations, difficultés agricoles, cherté du poisson après la rupture des accords de pêche avec l’Union européenne. « Pendant que l’État-Pastef distribue convocations, gardes à vue et détentions arbitraires, les populations souffrent dans leur quotidien », affirme-t-il.

 

Un État accusé de cynisme

La gestion des inondations a également été pointée du doigt. Mamoudou Ibra Kane dénonce un gouvernement qui, au lieu de déclencher le traditionnel Plan Orsec, a préféré parler d’un « plan d’action d’urgence », qualifié de « jeu de mots insipide » face aux drames vécus par les sinistrés.

 

En conclusion, il somme l’exécutif de changer de cap : « Pour l’heure, vous traquez plus que vous ne travaillez. Travaillez donc ! »

 

Daouda BÀ

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La Rédaction