En République démocratique du Congo, la Cour de cassation a condamné l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba à trois ans de travaux forcés pour détournement de fonds publics. Les sommes en cause étaient destinées à la construction d’une prison à Kisangani, dans la province de la Tshopo. Cette décision prive Mutamba de liberté et l’astreint à des travaux obligatoires, une peine plus lourde qu’un simple emprisonnement.
En plus de cette sanction principale, l’ex-ministre se voit infliger plusieurs mesures complémentaires. Il lui est interdit, pendant cinq ans après sa libération, d’exercer son droit de vote et d’être candidat à une élection. Il est également exclu de toute fonction publique ou para-étatique et ne pourra pas bénéficier d’une libération conditionnelle, ce qui l’oblige à purger l’intégralité de sa peine.
Cette affaire a suscité une large attention dans le pays, dans un contexte marqué par la lutte contre la corruption et la mauvaise gestion des fonds publics. Devenu récemment médiatisé pour ses prises de position sur la question des kulunas, ces bandes de jeunes délinquants qui sévissent à Kinshasa et dans d’autres grandes villes, Constant Mutamba voit son avenir politique sérieusement compromis par ce verdict.
Daouda Bâ


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