La situation en Iran reste extrêmement tendue : le chef de la police iranienne a annoncé lundi un ultimatum de trois jours aux personnes qu’il accuse d’avoir pris part aux récents troubles qualifiés « d’émeutes », les invitant à se livrer volontairement aux autorités pour bénéficier d’un traitement plus clément.
Les manifestations ont commencé à la fin du mois de décembre 2025, initialement contre la hausse du coût de la vie, avant de se transformer en un vaste mouvement de contestation jugé comme la plus importante défiance populaire envers le régime actuel depuis des années.
📍 Un ultimatum sous conditions
Sur les chaînes de télévision d’État, **le chef de la police, Ahmad-Reza Radan, a précisé que les personnes « involontairement impliquées » dans les troubles — notamment des jeunes manifestants — étaient considérées comme des « personnes trompées » et non comme des ennemis de l’État. Ceux qui se rendront dans le délai imparti seraient traités avec plus de clémence.
En parallèle, les autorités ont averti qu’elles poursuivraient avec fermeté les instigateurs des actes violents, qualifiés d’« incidents terroristes », et qu’elles prendraient des mesures sévères contre eux.
uUn climat de répression et des bilans très lourds
Les manifestations ont été fortement réprimées par les forces de sécurité : selon l’ONG Iran Human Rights, plus de 3 000 manifestants auraient été tués, tandis que certains estimations évoquent des chiffres encore plus élevés. La violente répression s’est accompagnée d’un black-out des communications et d’arrestations massives dans le pays.
L’inquiétude s’accentue également face à la possibilité d’exécutions contre des contestataires, alors que certains actes pourraient être jugés comme de la « guerre contre Dieu » selon les autorités iraniennes, une accusation passible de la peine de mort dans la République islamique.


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