L’Union des Panafricanistes Sénégalais (UPS), par la voix de son président M. Bougar Diouf, a vivement critiqué la politique jugée « répressive » du ministre de l’Intérieur Bamba Cissé, estimant que ce dernier confondrait gouvernance et interdiction.
Depuis sa nomination, le ministre de l’Intérieur semble avoir fait de l’interdiction sa principale méthode d’action publique. Les décisions successives interdiction de sortie du territoire, de la mendicité sur la voie publique, de certaines cérémonies, des tangana, des pousse-pousse et de divers rassemblements ont suscité un vif débat au sein de l’opinion.
Dans un communiqué transmis à la presse, l’UPS dénonce une « logique autoritaire » et l’absence de mesures sociales alternatives.
« Interdire la mendicité sans politique d’insertion, c’est condamner la pauvreté à se cacher », souligne le document.
« Interdire les cérémonies ou les rassemblements, c’est nier la vitalité culturelle et religieuse de notre peuple », poursuit-il.
Le mouvement panafricaniste reproche au ministre de piétiner les libertés individuelles garanties par la Constitution, notamment en ce qui concerne les restrictions de déplacement.
> « Gouverner, ce n’est pas interdire, c’est protéger, organiser et servir », rappelle M. Bougar Diouf, invitant le gouvernement à adopter une gouvernance fondée sur le dialogue, la confiance et la responsabilité citoyenne.
L’UPS appelle enfin à un changement de cap :
« Le Sénégal n’a pas besoin d’un ministère de la peur, mais d’un ministère de la protection et de la liberté », conclut le communiqué.
Daouda Bâ


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