Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,
Permettez-moi, avec tout le respect que je vous dois, de m’adresser directement à vous en ma qualité de journaliste et de citoyen profondément attaché aux valeurs de justice, de dialogue et de pardon.
Je viens, par la présente, solliciter humblement votre bienveillance et votre sens élevé de la réconciliation pour intercéder en faveur de notre confrère Bachir Fofana, actuellement détenu pour des faits de diffamation. Certes, les propos qu’il a tenus peuvent être jugés inacceptables et ont pu heurter, mais je suis convaincu que la privation de liberté n’est pas la meilleure réponse face à ce type de dérapage, surtout lorsqu’il concerne un journaliste.
Le mois sacré de Muharram, qui ouvre la nouvelle année de l’Hégire, est un moment spirituel fort, symbole de pardon et de renouveau. C’est donc dans cet esprit que je fais appel à votre sens de l’apaisement et de la médiation, pour qu’une solution de clémence soit trouvée et que Bachir Fofana puisse retrouver la liberté.
Un geste soutenu par votre haute autorité serait porteur d’un message puissant pour toute la Nation : celui de l’attachement aux valeurs humaines, du respect du dialogue et du renforcement de notre démocratie. Ce serait également un signal fort en faveur de l’apaisement et de la responsabilité partagée entre les médias et les institutions.
Dans l’espoir sincère que ma demande retiendra votre bienveillante attention, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, l’expression de ma plus haute considération.
Kémo DAFFÉ – Journaliste


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