L’Assemblée nationale se penche actuellement sur le projet de loi de finances rectificative pour l’année en cours, un outil essentiel pour le gouvernement afin d’ajuster le budget de l’État en fonction des réalités économiques. Ce matin, le député Thierno Alassane Sall a pris la parole lors de la séance, déclenchant une série de réflexions profondes sur la situation budgétaire et sociale du pays.
Une dette en constante augmentation
Thierno Alassane Sall n’a pas mâché ses mots concernant l’augmentation alarmante de la dette nationale. Qualifiant cette situation d’« inexplicable », le député a souligné que « 54 % du budget provient de la dette ». Pour lui, ce taux représente une atteinte à la stabilité économique et appelle à des stratégies innovantes pour mobiliser des ressources financières durables. Il insiste sur l’urgence de repenser le modèle économique actuel afin d’éviter un endettement insoutenable qui pourrait compromettre les générations futures.
Les fonds politiques sous la loupe
Parallèlement, le député a évoqué les 9 milliards de francs CFA alloués aux fonds politiques. Il a rappelé que lorsque le régime du Pastef était dans l’opposition, il avait « farouchement fustigé » ces mêmes fonds. Aujourd’hui, il interpelle le gouvernement sur la nécessité de rendre ces ressources plus transparentes et de les utiliser de manière responsable. Selon lui, ces fonds pourraient être réorientés vers des projets qui bénéficieraient directement à la population, notamment dans les secteurs de l’éducation et de la santé.
Les défis du système éducatif
Soucieux de l’avenir des jeunes, Thierno Alassane Sall a également consacré une partie de son discours aux conditions difficiles d’apprentissage dans les universités. À la faculté de droit, le manque de salles de cours a conduit certains étudiants à suivre leurs cours jusqu’à 22 heures. D’autres, faute de place, se retrouvent obligés de rester aux fenêtres pour ne pas rater les enseignements. Ce constat met en lumière l’urgence d’investir dans les infrastructures éducatives pour garantir un cadre propice à l’apprentissage et à l’épanouissement des étudiants.
Vers une réforme nécessaire
En conclusion, les propos de Thierno Alassane Sall lors de cette session de l’Assemblée nationale résonnent comme un appel à la responsabilité et à l’action. Face à une dette croissante et à des conditions d’apprentissage dégradées, il est impératif de trouver des solutions à long terme. Rendre le système budgétaire plus transparent et accessible pourrait non seulement remédier aux difficultés des étudiants, mais également rétablir la confiance des citoyens envers leur gouvernement.
La discussion entourant le projet de loi de finances rectificative illustre les défis complexes auxquels le pays est confronté et la nécessité d’une approche pro-active et engagée pour bâtir un avenir meilleur.
Daouda Bâ


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