Déjà détenteur du record de longévité au pouvoir en Israël, Benyamin Netanyahu a annoncé, samedi 18 octobre, son intention de briguer un nouveau mandat de Premier ministre lors des prochaines élections législatives. Une décision qui, bien qu’attendue par ses partisans, a plongé une grande partie de la population dans la perplexité et relancé le débat sur l’avenir politique du pays.
Un vétéran de la scène politique israélienne
Âgé de 75 ans, Benyamin Netanyahu, chef du parti Likoud, est une figure incontournable de la vie politique israélienne depuis plus de trois décennies. Déjà Premier ministre à plusieurs reprises entre 1996 et 1999, puis de 2009 à 2021 avant de revenir au pouvoir en 2022, il détient le record de longévité à ce poste dans l’histoire d’Israël.
Malgré une série de procès pour corruption, fraude et abus de confiance, Netanyahu reste l’un des politiciens les plus habiles et les plus résilients du pays.
Une candidature qui divise
Cette nouvelle annonce n’a pas manqué de diviser l’opinion publique.
Pour ses partisans, Netanyahu incarne la stabilité, la force et la défense des intérêts sécuritaires d’Israël dans une région en tension permanente. Pour ses détracteurs, en revanche, il symbolise la crise politique sans fin, les polémiques judiciaires et la polarisation croissante du pays.
« Netanyahu n’a plus rien de nouveau à offrir. Israël a besoin d’un souffle neuf, pas d’un retour permanent aux mêmes visages », déclare Yael Cohen, militante du parti centriste Yesh Atid.
À l’inverse, ses soutiens rappellent son expérience et sa capacité à naviguer dans les crises régionales, notamment le conflit prolongé avec le Hamas et les relations tendues avec l’Iran.
Un contexte politique incertain
La date des prochaines élections législatives n’a pas encore été fixée, mais le climat politique s’annonce électrique.
Le gouvernement actuel, affaibli par les divisions internes et les critiques liées à la guerre à Gaza, peine à rassurer une population fatiguée par les tensions politiques et sécuritaires.
Dans ce contexte, le retour de Netanyahu dans l’arène électorale pourrait à la fois mobiliser sa base électorale fidèle et raviver la colère d’une partie de la société civile.
Une question de confiance
Pour beaucoup d’Israéliens, la question n’est plus de savoir si Netanyahu peut gagner, mais s’il doit encore diriger.
Entre fatigue démocratique, désillusion et méfiance envers les institutions, la candidature du « roi Bibi » apparaît comme un symbole de la difficulté d’Israël à se renouveler politiquement.
Alors que le pays traverse une période de fortes turbulences, cette nouvelle tentative de reconquête du pouvoir pourrait bien être la plus difficile de la longue carrière de Benyamin Netanyahu.
RFI


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