Dakar, 09 septembre 2025 — La nomination de Monsieur Amadou BA, député à l’Assemblée nationale, à la tête du ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme a été accueillie avec enthousiasme par plusieurs voix du secteur culturel sénégalais. Dans un communiqué publié le 9 septembre, des représentants du domaine saluent une décision « à forte portée symbolique » et appellent à une réforme en profondeur de la gouvernance culturelle.
Un choix salué pour sa pertinence et son timing
Le communiqué félicite les autorités pour avoir fait le choix d’un homme décrit comme « intègre, loyal et compétent », soulignant que cette nomination traduit une volonté politique de redonner à la culture toute sa place dans le développement du Sénégal.
Cette décision est également perçue comme un signal fort, en parfaite cohérence avec la vision présidentielle « Sénégal 2050 » et la ligne directrice du gouvernement incarnée par le triptyque « Jub, Jubal, Jubanti », mis en avant par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko.
Les professionnels de la culture entre attentes et mobilisation
Au cœur du communiqué, une interpellation directe du nouveau ministre sur la situation des Animateurs culturels et Conseillers aux affaires culturelles. Ces professionnels, formés exclusivement par l’École nationale des Arts et Métiers de la Culture (ENAMC, ex-ENA), seraient marginalisés au sein de leur propre ministère, victimes de décisions jugées « arbitraires et préjudiciables ».
Pourtant, leur rôle dans la préservation du patrimoine, la gestion de projets culturels, la médiation artistique et l’animation territoriale est jugé essentiel à la cohésion sociale et à la valorisation des identités locales.
> « Le département ministériel souffre d’un cruel manque de personnel qualifié, alors que 69 jeunes animateurs culturels formés, disponibles et compétents, demeurent sans emploi », déplore le communiqué.
Un paradoxe pointé du doigt
Ce constat est d’autant plus alarmant que de nombreux centres culturels régionaux manquent cruellement de personnel, tandis que certains agents à la retraite continuent d’occuper des postes pourtant vacants pour les jeunes diplômés.
Le communiqué appelle à la mise en œuvre d’un plan de déploiement national de cette ressource humaine rare, d’autant que le concours d’entrée à l’ENAMC reste extrêmement sélectif et que les promotions annuelles ne dépassent pas 12 lauréats.
Une invitation à l’action et à la collaboration
Malgré ce tableau préoccupant, le ton du communiqué reste constructif. Les signataires se disent prêts à travailler en synergie avec le nouveau ministre, afin d’impulser une dynamique nouvelle, orientée vers les résultats et l’efficacité.
Ils insistent également sur la nécessité d’une approche inclusive, qui prenne en compte tous les acteurs culturels du pays, tous sous-secteurs confondus, et sur l’ensemble du territoire.
En résumé :
- La nomination d’Amadou BA est saluée comme un signal fort.
- Les professionnels appellent à une meilleure gestion des ressources humaines culturelles.
- 69 jeunes animateurs culturels formés sont toujours en attente d’intégration.
- Une réforme urgente est demandée pour revaloriser les métiers culturels.
- Une volonté affirmée de travailler avec le ministère dans un esprit de partenariat.
Seydou Diallo




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