L’affaire Badara Gadiaga, initialement limitée à des accusations de « discours contraires aux bonnes mœurs », vient de connaître un tournant. Le chroniqueur est désormais poursuivi en vertu de l’article 80 du Code pénal sénégalais, une disposition souvent associée aux atteintes à la sûreté de l’État.
Selon le parquet, Badara Gadiaga aurait perçu d’importantes sommes d’argent dans le but de mener des actions de propagande susceptibles de troubler l’ordre public. Une lecture des faits que contestent vigoureusement ses avocats.
La défense évoque une confusion profonde autour des transactions incriminées. Il ne s’agirait nullement de financement illicite, mais d’un simple prêt contracté auprès de la banque Acep. Ce crédit aurait transité par la plateforme GSIE Technology, une fintech sénégalaise spécialisée dans les solutions de paiement numériques. Celle-ci joue un rôle d’intermédiaire technique entre les institutions financières comme Acep et les portefeuilles électroniques tels qu’Orange Money.
« Toutes les opérations sont traçables, légales et conformes aux procédures bancaires », affirme un des avocats du mis en cause.
Sur les réseaux sociaux, certains détracteurs de Gadiaga s’en donnent à cœur joie, affirmant que « son compte Orange Money va tout révéler ». Pour la défense, ces spéculations relèvent de la pure manipulation médiatique visant à influencer l’opinion publique avant même que les faits ne soient établis.
L’affaire est désormais à la croisée des chemins entre justice, transparence financière et bataille de communication. En attendant la suite de la procédure, la présomption d’innocence reste de mise.
Daouda Bâ


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