Dakar, 15-16 septembre 2025 – Actionaid Sénégal, en collaboration avec ses partenaires, a organisé un atelier de renforcement de capacités des organisations de jeunes autour du suivi et de la transparence budgétaire, ainsi que du financement du service public de l’éducation. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet « Éducation à voix haute », financé par le Partenariat mondial pour l’éducation et mis en œuvre avec l’appui d’Oxfam.
- L’atelier vise à :
renforcer les capacités des jeunes sur les enjeux du financement de l’éducation ; - former les membres des lycées au suivi budgétaire et à la fiscalité ;
- promouvoir une participation inclusive des jeunes et des femmes dans les processus budgétaires.
Dans son allocution, El Hadji Mame Moussa Sarr, chargé de programme éducatif et lead thématique sur la justice fiscale à Actionaid Sénégal, a insisté sur la dimension citoyenne de cet engagement :
« Le financement du
secteur public est une question de droit. Notre objectif est de promouvoir un système éducatif transparent et inclusif qui permette aux filles comme aux garçons de s’épanouir », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que le projet Éducation à voix haute favorise un dialogue multi-acteurs entre société civile, institutions et organisations communautaires de jeunes, afin de renforcer la transparence dans la gestion des ressources publiques.
L’activité intervient dans un moment stratégique, alors que le gouvernement du Sénégal conduit des réformes sur le Code général des impôts. Selon M. Sarr, il est essentiel que la voix des jeunes, issus de plus de quarante organisations communautaires, soit entendue et intégrée dans ces réformes.
« Nous devons
contribuer à bâtir un système fiscal inclusif, performant et sensible aux besoins des communautés », a-t-il ajouté.
L’atelier doit aboutir à l’élaboration d’un cahier de recommandations qui sera remis aux autorités compétentes.
Actionaid Sénégal travaille depuis plusieurs années, à l’échelle nationale et internationale, sur la question du financement de l’éducation. L’organisation souligne notamment :
un déficit estimé à 40 % dans la réalisation de l’Agenda 2030 au niveau africain ;
la persistance des abris provisoires dans de nombreuses écoles ;
le manque d’infrastructures scolaires, de clôtures et de salles de classe adéquates.
« Nous avons
reformulé ces recommandations pour les porter à l’attention des autorités compétentes, afin de contribuer à la transformation du système éducatif », a conclu M. Sarr.
Moussa Diba


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