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À Touba, un appel vibrant à la renaissance scientifique : Le Khalife général des Mourides cite l’Iran comme modèle de développement du savoir

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Touba, 24 juin 2025 –

À l’occasion de la pose de la première pierre de l’Université Cheikhoul Khadim à Touba, un moment historique empreint de spiritualité et d’engagement intellectuel, le Khalife général des Mourides, Serigne Mouhamadou Mountakha Mbacké Bachir, a délivré un message fort et porteur d’avenir. Devant une assistance nombreuse et attentive, le guide spirituel a cité l’exemple de l’Iran comme référence en matière de sciences et de technologie, appelant ainsi à une renaissance intellectuelle et scientifique ancrée dans nos valeurs religieuses et culturelles.

 

Un modèle de résilience et d’émancipation intellectuelle

En évoquant l’Iran, le Khalife n’a pas manqué de souligner le parcours singulier de ce pays qui, en dépit des lourdes sanctions internationales, s’est hissé parmi les nations les plus avancées dans des domaines clés : médecine de pointe, nanotechnologies, génie nucléaire, industrie aéronautique ou encore recherche pharmaceutique. Ce choix de référence n’est pas anodin : il symbolise une nation qui, contre vents et marées, a su s’appuyer sur son génie propre, ses ressources humaines et son savoir local pour bâtir son indépendance technologique et scientifique.

 

Un appel à l’autonomie par le savoir

À travers cette évocation, Serigne Mountakha Mbacké Bachir lance un véritable appel à l’émancipation par la connaissance, invitant la communauté mouride, et au-delà toute la Oumma, à s’engager sur la voie de l’acquisition des sciences utiles — celles qui servent l’homme et rapprochent de Dieu. Cet effort passe par la création d’universités d’excellence, de centres de recherche performants et de pôles d’innovation technologique conçus sur la base de nos réalités spirituelles, culturelles et sociales.

 

Ce projet universitaire à Touba s’inscrit parfaitement dans cette dynamique : faire de la ville sainte un centre névralgique du savoir, de la recherche et de l’innovation, à l’image des grandes capitales scientifiques du monde musulman d’hier et d’aujourd’hui.

 

Fidélité à l’héritage de Cheikhoul Khadim

Cette vision de l’éducation et du progrès s’inspire directement de l’héritage de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké (Cheikhoul Khadim), fondateur du mouridisme, dont l’œuvre repose sur trois piliers essentiels : la foi, le savoir et la dignité. Pour lui, l’homme véritable est celui qui allie science et conscience, technique et éthique, monde matériel et quête spirituelle.

 

Ainsi, l’Université Cheikhoul Khadim se veut plus qu’un simple lieu d’enseignement : elle ambitionne de devenir un foyer de savoir total, à la fois religieux et profane, permettant de former des générations capables de relever les défis contemporains tout en restant fidèles aux valeurs morales et spirituelles qui fondent l’identité mouride.

 

Un signal fort pour le Sénégal et l’Afrique

Le message du Khalife résonne bien au-delà de Touba : il s’adresse à tout le Sénégal, à l’Afrique et au monde musulman. Il appelle les nations à sortir de la dépendance intellectuelle et technologique, à rompre avec l’importation passive de modèles étrangers, pour bâtir une renaissance africaine fondée sur l’autonomie du savoir, la maîtrise des sciences et la spiritualité authentique.

 

Par ce discours, Serigne Mountakha Mbacké Bachir trace une voie claire : celle de l’honneur par le savoir, de l’émancipation par l’effort intellectuel, de la dignité par la science maîtrisée au service de l’humain et du divin.

 

Par Lampe Leeral

 

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La Rédaction