Le climat politique sénégalais continue de s’électriser, cette fois avec une passe d’armes verbale entre la société civile et le pouvoir exécutif. Dans un message au ton ferme publié sur les réseaux sociaux, Birahim Seck, coordonnateur national du Forum civil, a répondu sèchement au Premier ministre Ousmane Sonko, l’accusant d’instrumentaliser la société civile pour masquer ses difficultés à gouverner.
S’adressant directement à Sonko sur X (anciennement Twitter), Birahim Seck déclare :
« M. @SonkoOfficiel, arrêtez de prendre la Société Civile pour prétexte de votre impuissance aiguë à gouverner. Elle était là avant vos cris de tribun, et elle survivra à la PETITE loi que vous proposerez. Les Sénégalais méritent plus qu’un chef en colère, sans profondeur et sans cap. »
Ce message, aussi incisif que symbolique, intervient dans un contexte de tensions croissantes entre certaines figures de la société civile et le gouvernement dirigé par le président du parti pastef,les patriotes Pastef. La sortie de Seck sonne comme un rappel à l’ordre, mettant en lumière le rôle fondamental de la société civile dans le débat public sénégalais, au-delà des clivages politiques.
Ce n’est pas la première fois que Birahim Seck critique ouvertement le pouvoir. Mais en s’attaquant aussi frontalement à Sonko, il souligne une rupture de ton entre certains acteurs non-gouvernementaux et un exécutif parfois accusé de se replier sur lui-même.
Cette interpellation relance le débat sur la gouvernance participative et l’indépendance des acteurs citoyens dans un pays où les attentes démocratiques demeurent fortes.
Daouda Bâ


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