Dakar, le 20 juin 2025 –
Dans une déclaration publique très attendue, la Plateforme Nationale des Musulmanes du Sénégal, « Ndeyyi Askane Wi », a tenu à alerter l’opinion nationale et internationale sur les dangers réels pesant, selon elle, sur les fondements religieux, culturels et sociaux de la société sénégalaise.
Cette organisation, regroupant des femmes musulmanes engagées pour la défense des valeurs islamiques et des traditions sénégalaises, a pris position contre ce qu’elle qualifie de tentatives récurrentes d’imposition de normes étrangères, contraires à l’identité du peuple sénégalais.
Une mise en garde contre l’influence des traités internationaux
Selon la Plateforme, les pressions exercées à travers certaines conventions et protocoles internationaux – notamment le Protocole de Maputo, les résolutions de Beijing ou les directives onusiennes – constituent une atteinte grave à la souveraineté culturelle, religieuse et morale du Sénégal.
« Depuis l’adoption du Code de la famille de 1972, des forces internes et externes s’efforcent de réviser nos lois fondamentales en contradiction flagrante avec notre foi et nos traditions. Ces projets n’ont jamais reçu l’adhésion du peuple sénégalais, et pour cause : ils ne nous ressemblent pas », a déclaré la porte-parole de « Ndeyyi Askane Wi », rappelant que ce code avait déjà fait l’objet de vives critiques de la part des autorités religieuses de l’époque.
La femme sénégalaise : pilier inébranlable de la famille et de la nation
La Plateforme a tenu à réaffirmer le rôle central de la femme dans la société sénégalaise. « La mère sénégalaise, ‘Yaye Booy’, est la garante de l’équilibre familial et social. Son rôle dépasse celui défini par des textes ou des conventions importées. Elle incarne l’amour, la transmission, l’éducation et la mémoire vivante des lignées familiales », lit-on dans le communiqué.
Le texte déplore la vision déformée véhiculée par certains courants étrangers qui, sous couvert d’émancipation, tentent d’affaiblir les fondements de la cellule familiale. « Ici, l’honneur, la reconnaissance et la centralité de la mère ne sont pas négociables. La tradition prophétique l’a élevée trois fois au-dessus du père, et c’est un héritage que nous protégeons », insiste la Plateforme.
Des critiques adressées aux élites politiques sénégalaises
La Plateforme Nationale des Musulmanes du Sénégal a également interpellé certains responsables politiques accusés de céder aux influences extérieures en envisageant d’adapter le Code de la famille aux « exigences de la modernité ». Selon elle, ces réformes risquent de fragiliser les repères religieux et culturels des Sénégalais.
« Un élu digne de ce nom doit d’abord écouter son peuple, respecter sa foi et sa culture. La rupture tant prônée par nos dirigeants ne doit pas se traduire par une soumission aux diktats des partenaires techniques et financiers, souvent motivés par leurs seuls intérêts », avertit le texte.
La Plateforme rappelle que 97 % de la population sénégalaise est musulmane et que les principes de l’islam ne sauraient être soumis à des considérations temporelles ou politiques. « La législation divine transcende le temps. Il n’existe aucune modernité qui puisse rendre obsolète la volonté de Dieu », affirme-t-elle.
Un engagement ferme pour la défense des valeurs sénégalaises
En conclusion, « Ndeyyi Askane Wi » annonce sa détermination totale à se dresser contre toute tentative de révision des lois et codes fondamentaux du pays qui serait contraire à l’islam et à l’identité sénégalaise.
« Nous sommes prêtes à engager le combat au nom d’Allah, au nom du peuple sénégalais croyant, au nom de nos femmes, de nos mères, de nos enfants, pour que la rupture promise ne se fasse jamais au détriment de nos valeurs et de notre dignité », affirme solennellement la Plateforme.
Seydou Diallo


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