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LE SÉNÉGAL REND UN VIBRANT HOMMAGE À SON « FILS » Abdoulaye Wade POUR SON CENTENAIRE

Le Sénégal s’apprête à célébrer le centenaire d’Abdoulaye Wade le 29 mai 2026 à travers un hommage national. Une reconnaissance de son rôle dans l’alternance démocratique et de son héritage culturel majeur.
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Le Sénégal s’apprête à célébrer, le 29 mai 2026, le centenaire de Abdoulaye Wade à travers un hommage national d’envergure. L’État entend magnifier le parcours de celui qui incarne la première alternance démocratique pacifique et un héritage culturel et politique majeur.

 

L’État prépare une célébration nationale le 29 mai 2026 pour honorer l’ancien président, « artisan de la première alternance pacifique » et « icône du panafricanisme ».
« Figure tutélaire du Sénégal contemporain », « icône du panafricanisme » : les mots du ministère de la Culture donnent le ton. Le Sénégal s’apprête à rendre un hommage national à son ancien président Abdoulaye Wade, dont le centenaire de naissance sera célébré le 29 mai 2026.

Une date symbolique : 100 ans pour l’artisan de l’alternance

Né le 29 mai 1926, Me Abdoulaye Wade « reste associé à la première alternance démocratique pacifique du pays, un tournant décisif dans la vie démocratique nationale ». Leader du Parti démocratique sénégalais (PDS), il a marqué « des décennies d’opposition puis d’exercice du pouvoir », faisant de lui « une personnalité emblématique du panafricanisme et de l’engagement politique sur le continent ».
Pour l’État, il s’agit de « célébrer ce centenaire à la hauteur de ce qu’il représente » pour des générations de citoyens.

Le ministère de la Culture en première ligne
Le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme « entend jouer un rôle de premier plan dans l’organisation des commémorations ». Une correspondance officielle datée du 10 avril a été transmise « aux proches de l’ancien chef d’État et aux responsables du PDS » afin de « définir les modalités d’une célébration populaire et nationale digne de ce moment historique ».
L’objectif : « inscrire cet anniversaire dans une dimension à la fois mémorielle et nationale, à la hauteur de la place qu’occupe Abdoulaye Wade dans l’histoire du Sénégal ».

L’héritage culturel au cœur de l’hommage
Au-delà du politique, c’est « l’héritage infrastructurel et culturel » de Wade qui sera mis en avant. Son passage à la tête de l’État « s’est notamment distingué par une politique culturelle ambitieuse », illustrée par trois symboles majeurs :
le Monument de la Renaissance africaine, « devenu l’identité visuelle du pays sur la scène internationale » ;
le Musée des Civilisations noires ;
le Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Rose.

« Autant d’infrastructures emblématiques qui témoignent d’une ambition civilisationnelle ayant placé la culture au cœur du projet national ». Le ministère rappelle également « les allocations budgétaires conséquentes pour le livre, le cinéma et les arts visuels » sous son magistère.

Vers une commémoration « populaire et nationale »
Les autorités ont « engagé des consultations avec l’entourage de l’ancien président ainsi qu’avec les responsables du PDS ». La volonté affichée est d’éviter un hommage partisan et de « définir les contours d’une commémoration inclusive et populaire ».
« Un homme dont le nom s’est inscrit, au fil des décennies, dans l’histoire politique de l’Afrique » : à 100 ans, Me Wade demeure une référence. Le 29 mai prochain, le Sénégal rendra hommage à celui qu’il considère comme « son fils » et comme « l’artisan de la première alternance démocratique pacifique ».

Assane DIOP

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La Rédaction